Chikungunya

Le chikungunya en France est-il dangereux ?

Le chikungunya est une maladie infectieuse causée par un arbovirus, virus transmis par des moustiques. Cette maladie peut causer la fièvre et des douleurs articulaires accompagnées d’une raideur. Cela peut donner à la personne infectée, une attitude courbée, d’où le nom chikungunya, littéralement traduit par « qui se recourbe, qui se recroqueville ». Les idées reçues sur la « maladie de l’homme courbé » sont nombreuses et peuvent conduire à la panique. Cet article vous éclaire sur le sujet.

Chikungunya
Chikungunya

Le vecteur du virus

Le chikungunya se transmet à l’homme par les moustiques appartenant au genre Aedes. Plus connus sous le nom de moustiques tigres, les principaux vecteurs du virus du chikungunya en France sont :

  • Aedes aegypti ;
  • Aedes albopictus.

Ce sont des moustiques noirs avec rayures blanches qui prolifèrent rapidement en zone urbaine et qui ont la particularité de piquer pendant la journée. Depuis 2004, le moustique tigre s’est installé dans le sud-est de la France et s’est propagé dans 33 départements métropolitains. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, tous les moustiques tigres ne sont pas infectés. Il faut pour cela qu’il pique une personne infectée par le virus. La prolifération du virus chez le moustique est impressionnante et il devient vite contaminant. Une fois infecté, il infecte à son tour toute personne qu’il pique. L’infection se produit dès que le moustique Aedes injecte du liquide anticoagulant à sa victime. Après quelques jours, cette personne pourra à son tour infecter un moustique sain et le cycle recommence.

Prévention et traitement du chikungunya en France

Le traitement du chikungunya est purement symptomatique, car il vise à éliminer la douleur et les inflammations. Ces traitements ne préviennent pas une probable évolution chronique. Pour les formes sévères ou chroniques, une corticothérapie s’impose, mais il n’existe aucun médicament spécifique pour traiter le chikungunya. En ce qui concerne la prévention, la responsabilité individuelle de chacun est engagée. Vous devez faire le nécessaire pour limiter votre exposition à la piqûre de moustiques. Utilisez donc des répulsifs cutanés à base de DEET, de picaridine, d’IR3535 ou de citriodiol. Étant donné qu’il n’existe pas de vaccin, utilisez des insecticides antimoustiques sur vos vêtements et moustiquaires afin d’éviter la moindre piqûre. Empêchez aussi la prolifération du moustique en éliminant tous les gîtes larvaires potentiels.

Chikungunya
Chikungunya

Les recherches de L’Institut Pasteur sur le chikungunya

De 2005 à 2006, une véritable épidémie de chikungunya a touché près de 40% de la population de La Réunion. C’est le 22 février 2005 que le premier cas a été enregistré. Entre novembre et décembre, le nombre de patients infectés est passé de 4500 à 6000. Dès le début de l’épidémie, l’Institut Pasteur a mis la réactivité de ses chercheurs et leur capacité de mobilisation en œuvre pour riposter. Plusieurs équipes, coordonnées par Félix Rey, ont été formées pour mener des études sur le virus. En temps record, ils ont fait un énorme travail et ont permis de mieux comprendre le fonctionnement du virus du chikungunya. Les recherches continuent toujours et ont pour but de favoriser l’élaboration d’une solution efficace contre le chikungunya.

Rémission rapide des symptômes

Le chikungunya est une maladie qui peut être très invalidante et vous empêcher de réaliser vos tâches habituelles. Elle crée de fortes douleurs musculaires aux doigts, aux poignets et aux chevilles. La fièvre, les maux de tête, la nausée et parfois des éruptions cutanées sont des résultats de l’infection au virus du chikungunya. Cependant, ce n’est pas la peine de paniquer, car le chikungunya ne cause rien de plus dans la majorité des cas. Les symptômes disparaîtront généralement au bout de 2 ou 7 jours. La rémission est donc assez rapide, même si les douleurs musculaires peuvent parfois durer quelques semaines.

Chikungunya
Chikungunya

Rares cas de décès

La grande épidémie de 2005 à 2006 a fait environ 148 victimes. Néanmoins, comme le rapporte l’Institut Pasteur, les cas de décès notés n’étaient pas directement dus au chikungunya. La maladie n’est donc pas directement mortelle. Elle peut aggraver la situation des personnes déjà souffrantes d’une autre maladie et donc fragiles et conduire à la mort si rien n’est fait rapidement.

Que retenir ? Le chikungunya est une maladie infectieuse transmise par la femelle du moustique tigre. Bien que ses symptômes soient parfois assez violents, la mort d’un patient infecté n’est généralement pas causée par le virus. Néanmoins, il convient de prendre des mesures préventives pour éviter toute contamination.